Fuir la chaleur de Medemblik
Trop chaud pour rester, trop fatiguer pour se préparer...
Je venais juste de rentrer d'une semaine de voile sur le Sunbeam. Entre ça, le trajet retour et la vague de chaleur qui sévissait sur les Pays-Bas (et le reste de l'Europe), je n'ai pas dû dormir plus de 9 heures cette semaine. Mais petit à petit, j'ai réussi à préparer Elvira pour le départ (en omettant quelques choses que je voulais faire comme : installer un AIS passif, changer le sondeur et le loch…).
Mais peu importe, je voulais retourner sur l'eau et retrouver les sensations que j'avais eues avec Elvira l'année passée. Jusque-là, tout allait bien : j'ai trouvé un réglage qui me permettait de remonter joliment au près et Elvira fonçait sur le lac de l'IJssel: pas de vagues et juste assez de vent pour avoir de la vitesse.
Tout allait bien jusqu'à l'écluse. En arrivant là-bas, je les ai contactés à la VHF et j'ai dû attendre un bon moment pour qu'une grosse barge de travail arrive et passe en première dans l'écluse.
Pendant que j'étais amarré au ponton d'attente, j'ai discuté avec un autre qui naviguait seul et qui m'a dit que j'aurai la marée avec moi de l'autre côté de l'écluse (alors qu'il me semblait que non).
Du coup, une fois de l'autre côté, je me suis dit : « Allons, allons-y ! » et en route pour Harlingen. Mais… mauvais choix. La marée était encore loin d'être à l'étal et encore plus loin d'être avec moi. J'étais donc là, à essayer d'avancer un peu au moteur et à la voile en faisant à peine 1,5 nœud. Cela a mis tellement longtemps à arriver à Harlingen que finalement, la marée était effectivement un peu avec moi. J'ai même hésité un peu à aller directement à Terschelling, mais la mer des Wadden n'est pas vraiment compatible avec une navigation en solo de nuit. Je me suis donc arrêté à Harlingen vers 22 h. Une fois dans le premier port intérieur, j'ai rencontré un capitaine suédois qui possède une de ces barges à voile à fond plat qui font des sorties touristiques. Il était content de pouvoir parler suédois et assez aimable pour m'aider à m'amarrer à un de ces géants.


Un peu dur à voir ici, mais à l'horizon, un grand groupe d'oiseaux prend son envol.

J'ai croisé un de ces voiliers à fond plat.

De l'autre côté de l'écluse.