Visite à Terschelling
Départ bonne heure et insolation
Je suis parti d'Harlingen assez tôt le matin pour essayer d'avoir le plus de temps possible avec la marée. Malheureusement, le vent lui était bien droit dans ma face et méritait au moins un ris. Il n'y avait pas beaucoup de place au début et des gros bateaux qui passaient (ferrys, barges…). Du coup, j'ai dû avancer au moteur pendant un bon moment jusqu'à pouvoir prendre un peu d'angle par rapport au vent et d'avancer sous voile au près. C'était un peu étrange parce que j'avais l'impression de ne pas avancer (mon petit moteur contre le vent et les vagues qu'il soufflait) mais j'avançais toujours assez vite si je regardais les bouées… Les courants sont fascinants. J'ai repéré quelques problèmes avec mon sondeur et mon régulateur d'allures. Ça me semblait venir de la batterie qui n'a pas aimé l'hiver et qui ne tenait plus la charge…
Une fois à Terschelling, j'ai retrouvé un ami de l'école. On a passé un bon moment, mais pendant les 2 heures où nous avons discuté sur la terrasse d'un café, je crois que je me suis pris une insolation. Je ne m'en suis pas rendu compte directement et j'ai été trouver une nouvelle batterie. L'installation ne fut pas aussi simple que je l'espérais. Les câbles de la batterie étaient coupés au centimètre près et comme la nouvelle batterie n'avait pas les cosses dans le même sens… Évidemment, trop facile sinon ! Bref, avec des morceaux de CP, j'ai réussi à surélever la batterie un petit peu pour regagner ces précieux centimètres et pouvoir la brancher !
Je pensais repartir au petit matin au début, mais dans la nuit, l'insolation a commencé à se déclarer proprement. Je me suis réveillé avec une bonne migraine qui ne s'est pas laissée avoir par quelques cafés et une aspirine.
Ajouter à ça les prévisions météo d'un bon coup de vent pour l'après-midi/nuit… Et vous comprendrez pourquoi j'ai décidé de rester une nuit de plus à Terschelling.
J'étais pas très rassuré à l'idée de faire face à du vent à 5-6 bft pour ma première nuit de voile solo de la saison…
C'était pas trop mal finalement, j'ai pu aller marcher un peu sur l'ile une fois que le mal de crâne a commencé à baisser un peu.

Le Klipper Isis sous voile vers Harlingen.

Comme je m'approchais de Terschelling et que la marée n'allait plus tarder à tourner, la mer était plus fréquentée. Beaucoup de bateaux commençaient à prendre la route d'Harlingen.

Le Emmalis


Terschelling est un des rares endroits aux Pays-Bas où il reste des paysages naturels.

Un port bien rempli ! Cette forêt de mâts !